Rascasse volante

Rascasse volante

Pterois volitans
Groupe
Habitat
Respiration
Reproduction
NE

Statut de conservation : 

non évalué

Poissons

La classe des poissons osseux à nageoires rayonnées (ou actinoptérygiens) est le groupe le plus diversifié des vertébrés et regroupe presque tous les poissons (sauf les dipneustes, les raies, les requins...). Ils possèdent des nageoires osseuses actionnées par des muscles, et vivent en eau de mer et en eau douce.

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Nutrition : carnivore / piscivore

Se dit d'un animal qui se nourrit d'aliments d'origine animale (viande, poissons...).

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Respiration branchiale

La respiration se fait à l'aide de branchies. Les échanges de gaz respiratoires se font directement entre l'eau et le sang. C'est une respiration aquatique.

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Reproduction ovipare

Se dit d'une espèce dont la reproduction s'effectue par des œufs dont l'éclosion se déroule à l'extérieur des voies génitale de la femelle. C'est le cas, par exemples, des poissons osseux, mais aussi des crocodiliens ou encore des oiseaux.

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Statut de conservation

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est un inventaire mondial de l’état de conservation des espèces végétales et animales. Cet inventaire définit notamment les catégories suivantes : 

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CITES est l’acronyme en anglais de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction.

Taille maximum : 
38 cm

Ce poisson vit dans les récifs coralliens de la région indo-pacifique.
Adulte, il peut atteindre 30 cm.
Cette rascasse dite "volante" possède de grandes nageoires pectorales qu'elle déploie pour rassembler ou rabattre ses proies, souvent des bancs de petits poissons.
Ouvrant brusquement sa bouche, elle provoque l'aspiration par dépression.
Toutes les rascasses sont venimeuses, mais celle-ci est particulièrement dangereuse. Les premiers rayons durs de la nageoire dorsale et tous les rayons des nageoires pectorales contiennent des glandes à venin. Chez l'homme, la piqûre est très douloureuse. Le venin, qui s'écoule passivement après la piqûre est une substance thermolabile (détruite par la chaleur).
Les ptéroïs portent des bandes verticales, alternativement claires ou rouge foncé, voire brunes. Ces couleurs avertissantes signaleraient l'existence d'un danger.

Rascasse volante

Rascasse volante -  Pterois volitans

 

Le poisson-lion : un exemple d'Espèce Exotique Envahissante (EEE)

Une espèce exotique envahissante est selon la définition du Ministère de l’Écologie : « une espèce (animale ou végétale) exotique (allochtone, non indigène) dont l’introduction par l’homme (volontaire ou fortuite) sur un territoire menace les écosystèmes, les habitats ou les espèces indigènes avec des conséquences écologiques, économiques et sanitaires négatives ».

C’est le cas de deux espèces de rascasses : Pterois volitans et P. miles originaires de la zone Indo-Pacifique et dont les premiers spécimens ont été  signalés au début des années 80 en Floride. Désormais la présence, notamment de P. volitans, est attestée des côtes nord-est des États-Unis (État du New-Jersey) jusqu’au Venezuela, des côtes du golfe du Mexique et bien entendu dans tout le bassin des Caraïbes.

Jeune rascasse volante

Jeune rascasse volante - Pterois volitans

Le danger de ce type d’espèce, pour l’écosystème envahi, est sa voracité qui en fait un prédateur très efficace vis-à-vis de la faune locale. En ingérant des juvéniles de différentes espèces indigènes comme les gobies, poissons-perroquets, chirurgiens, labres etc, les poissons-lions impactent durablement la chaîne alimentaire des récifs en supprimant des maillons herbivores essentiels ou en rentrant en compétition avec d’autres prédateurs naturels inféodés aux récifs. Des études font état d’une consommation moyenne annuelle de 600 kg de proies sur un hectare de récif envahi par les rascasses. 

S’il est admis aujourd’hui que la présence de cette espèce dans les eaux de l’Atlantique ouest trouve son origine dans des relâchés (ou échappées) d’Aquariophiles, son élimination paraît quasiment impossible. En effet à la différence de la zone Indo-Pacifique, les prédateurs naturels tels que mérous, murènes, requins, dans cette zone, ne s’y intéressent pas. De même les habitudes alimentaires des Caribéens n’intègrent pas la rascasse alors qu’elle est consommée par exemple à la Réunion.

Des efforts importants sont réalisés en Martinique et Guadeloupe pour que ce poisson devienne un ingrédient culinaire. Des fiches recettes sont disponibles, les artisans poissonniers sont formés pour le préparer avec précaution (ce poisson provoque des envenimations sévères, même mort) et le présenter à la vente. Les chasseurs sous-marins sont incités à focaliser leurs efforts de pêche sur cette espèce, là encore avec les précautions d’usage vis à vis d’un animal dont la piqûre peut être très douloureuse et provoquer des accidents de plongée.

L’étude de l’évolution des populations du Poisson Lion est essentiel pour accroitre les connaissances sur ce phénomène invasif, voir l’impact qu’aura le développement de l’espèce vis à vis d’elle-même (compétition alimentaire au sein de la population). Les observations réalisées sur la présence de Pterois volitans sont répertoriées par la NOAA (service de l'administration américaine : Carte des observations de P.Volitans en Atlantique ouest). En France, la lutte contre les EEE est inscrite dans le Grenelle de l’environnement (Article 23 de la loi Grenelle du 3 août 2009) et est présente au sein de la Stratégie nationale pour la biodiversité,

 

Dans le monde: 
Localisation de la rascasse volante
Indo-Pacifique
" Poisson-lion ! "
de Éric Rolland aux Éditions SCITEP

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