Les milieux aquatiques en Guyane

La Guyane est un assemblage d’écosystèmes très variés et d’une grande richesse biologique : des criques (ou petits ruisseaux) aux eaux limpides et bien aérées ; des rivières lentes avec une alternance de zones d’eau calmes sablo-vaseuses appelés « biefs » et de rapides rocheux appelés « sauts » ; des marais, des mangroves et des estuaires où l’eau ralentit et rejoint la mer.

Photographie des milieux aquatiques guyanais

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Photo : Hadrien Lalagüe © Association Guyane Wild Fish

Les criques, ou petites rivières

Photographie d'une crique en Guyane

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Une crique en Guyane

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Photo : Hadrien Lalagüe © Association Guyane Wild Fish

Les criques sont des petits cours d’eau forestiers formant la partie supérieure du réseau des rivières. Elles constituent les masses d’eau les plus nombreuses de Guyane et 80 % de la surface des rivières. D’un mètre à quelques mètres de large, leur profondeur est faible.

Leurs eaux peuvent être limpides, parfois troubles ou chargées de tanins en fonction de leur situation géographique. Selon la pente, le fond peut y être rocheux, sableux et même vaseux dans les endroits où le courant est faible. Il est souvent encombré de nombreux débris végétaux comme des feuilles, des bois ou des racines.

Cette grande variété de milieux des criques représente autant de petits habitats différents. En s’adaptant à ces conditions particulières, les animaux ont évolué en espèces distinctes, donnant lieu à une biodiversité exceptionnelle. 

Les sauts, ou rapides

C’est le nom guyanais d’un rapide : une partie de la rivière ou l’eau s’écoule très rapidement au-dessus des roches. En Guyane, la présence de bancs de dolérite, une roche volcanique très dure, détermine les emplacements des sauts.

Les sauts peuvent mesurer de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres de long, pour un dénivelé qui peut aller jusqu’à 20 mètres. Ces eaux agitées et très oxygénées dénotent avec la tranquillité des autres parties de la rivière. 

Ces habitats sont pourtant riches en poissons. Plusieurs espèces de salades coumarous poussent sur les rochers grâce à un bon ensoleillement. Elles servent de nurserie pour les jeunes poissons qui y trouvent un refuge contre le courant et les prédateurs ainsi qu’un garde-manger empli de larves d’insectes et de mollusques. 

Photographie d'un rapide (ou saut) en Guyane

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Un saut (rapide) en Guyane

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Photo : Hadrien Lalagüe © Association Guyane Wild Fish

Les rivières

Les 8 plus grands fleuves de Guyane - l’Oyapock, l’Approuague, la Comté, le Kourou, le Sinnamary, l’Iracoubo, la Mana et le Maroni - se dirigent tous vers le Nord et se jettent dans l’Océan Atlantique. Leurs débits changent selon les saisons, avec des hautes eaux en mai et un étiage (niveau le plus bas) marqué en octobre. 

Les grands cours d'eau guyanais présentent une alternance de zones d’eau calmes sablo-vaseuses appelés « biefs » et de rapides rocheux appelés « sauts » (voir ci-dessus). La forte variation des courants selon le lieu et la saison crée une grande variété de milieux, particulièrement riches en espèces aquatiques.

La qualité de leur eau varie : parfois limpides, plus fraiches et peu minéralisées vers l’amont, elles deviennent plus troubles et plus chaudes vers l’aval. Près de la côte, selon l’heure de la marée, l’eau peut y être douce, saumâtre ou salée. 

Photo d'un panorama sur plusieurs fleuves en Guyane

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Panorama sur plusieurs fleuves de Guyane

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Photo : Hadrien Lalagüe © Association Guyane Wild Fish

Photo d'une rivière en Guyane

Photo : Hadrien Lalagüe © Association Guyane Wild Fish

Le marais

Les zones humides, en Guyane comme ailleurs, présentent un sol saturé en eau. Ce sont des zones d’échanges entre la terre ferme, les eaux libres et les nappes phréatiques. Leur rôle est multiple et essentiel : elles régulent les débits des rivières, épurent les eaux, servent de refuge à une grande quantité d’animaux et de végétaux et captent les nutriments. 

Leur capacité à absorber le carbone par la croissance des végétaux les rendent très efficaces pour atténuer le changement climatique. 

Malgré cela, elles sont en pleine régression, au profit de zones agricoles ou industrielles. La Convention de Ramsar sur les zones humides, signée par la France en 1986, permet de mieux gérer et conserver ces habitats, leurs ressources ainsi que les traditions associées. 

Photo d'un marais en Guyane

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Un marais en Guyane

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Photo : Hadrien Lalagüe © Association Guyane Wild Fish